Confiner les gens à l’intérieur : au rayon des « fausses bonnes idées », c’est peut-être la pire du siècle !

Au tout début de l’épidémie, je n’ai pas protesté contre le confinement.

J’étais concentré à vous conseiller les meilleures solutions naturelles contre le coronavirus.

Et, pour être honnête, je n’avais pas d’avis tranché, sur le moment.

Mais aujourd’hui, avec le recul, il n’y a plus aucun doute possible.

Même le premier confinement était une erreur.

Une erreur excusable, peut-être, commise dans la panique et la précipitation, sur la base de projections apocalyptiques.

Mais une erreur tout de même, qui non seulement a créé des dégâts psychologiques, économiques et sociaux monstrueux…

… mais qui en plus, a plutôt contribué à aggraver l’épidémie, au lieu de la contenir !

C’est contre-intuitif, car le confinement paraît une solution logique pour stopper la circulation du virus.

Et pourtant :

Les confinements commencent par ACCÉLÉRER les contaminations !

Il faut savoir que les confinements, avant février 2020, n’avaient JAMAIS été considérés comme une réponse adéquate de santé publique.

Les confinements ne figuraient dans aucun « scénario de crise » de l’Organisation Mondiale de la Santé, face à une épidémie.

Et il s’avère qu’il y avait de bonnes raisons à cela.

D’abord, on le sait maintenant avec le recul : les confinements n’ont pas d’impact majeur sur l’épidémie.

En Norvège, les autorités sanitaires l’ont reconnu ouvertement : les confinements n’étaient pas nécessaires, le pays aurait pu obtenir « les mêmes résultats sans confinement »[1].

C’est aussi la conclusion d’une étude menée par un des plus grands épidémiologistes, le Pr Ioannidis de l’Université de Stanford : « Nous n’avons pas trouvé de bienfait significatif des confinements stricts sur la croissance des cas positifs »[2].

Bref, pas d’efficacité significative, quand le confinement vient s’ajouter à d’autres mesures barrières de bon sens.

Mais il y a pire.

On sait maintenant que le confinement est probablement contre-productif face à un risque imminent de saturation des hôpitaux.

Car le confinement commence par aggraver la situation !

Voici pourquoi.

Les confinements augmentent le temps passé par un couple ou une famille enfermés à l’intérieur, sous un même toit…

…et favorisent donc les contaminations au sein du foyer !

On le sait depuis longtemps, pour la plupart des infections hivernales.

Rappelez-vous cette phrase fracassante du ministre Olivier Véran, du 9 mars 2020, quelques jours avant le confinement :

« Mais en réalité, vous savez ce qui fait que la grippe s’arrête au printemps ? Ce n’est pas la chaleur, c’est qu’en fait, au printemps, qu’est-ce qui se passe ? On ouvre les fenêtres, on ouvre les portes, on n’est plus confiné dans des lieux, on va dehors. Et donc, c’est le confinement qui provoque la circulation du virus. »[3]

Pour une fois, Olivier Véran avait parfaitement raison !

Et pourtant, il décide quelques jours plus tard d’un confinement strict…

…pour finalement reconnaître son erreur un an après, en mars 2021, avec la stratégie de « confinement extérieur »[4] consistant à inciter les gens à sortir dehors pour limiter les contaminations.

Eh oui : comme l’a dit et répété le Pr Raoult, la première zone de contamination, de loin, est le foyer (et non pas les restaurants, magasins, etc.).

Donc quand le virus s’est déjà propagé dans la population, enfermer tout le monde chez soi va conduire dans un premier temps à une accélération des contaminations.

Car ceux qui sont déjà infectés auront davantage de risques de contaminer ceux qui ne le sont pas… puisqu’ils sont enfermés à l’intérieur, ensemble, toute la journée !

Non seulement c’est logique… mais les faits le confirment.

Dès le mois de mai 2020, le Pr Raoult a pointé les résultats très intéressants d’une étude menée avec le concours du ministère de la santé espagnol.

Là-bas, ceux qui ont continué à aller au travail tous les jours (car « professions essentielles ») ont été moins contaminés que ceux qui étaient en télétravail[5] !

L’autre preuve vient de l’expérience suédoise, sans confinement.

Regardez les courbes d’admissions en réanimation, au printemps 2020, en France (en rouge) qui a confiné le 15 mars, et en Suède (en bleu) qui n’a pas confiné :

Vous voyez : on observe un énorme pic en France dans les jours qui suivent le confinement : c’est certainement l’accélération des contaminations dans les foyers, liée au confinement.

Puis, début avril, la courbe chute, vraisemblablement parce que le confinement finit par avoir un effet de freinage sur la propagation du virus – après l’avoir d’abord accéléré, il faut le répéter !

Mais vous voyez bien que si l’objectif est de « lisser la courbe », c’est-à-dire d’étaler dans le temps les contaminations et hospitalisations pour éviter la surcharge des hôpitaux, il ne faut pas confiner !

Le pays qui a réussi à « aplatir la courbe », c’est bien la Suède, en refuser de confiner !

C’est ironique, car « aplatir la courbe » était précisément la justification officielle des confinements dans tous les pays occidentaux !

Souvenez-vous de ce schéma, qu’on vous avait partout présenté en mars 2020[6] :

On a fait croire que le confinement permettrait d’avoir la courbe bleue (les contaminations étalées dans le temps) plutôt que la courbe rouge (pic élevé et saturation des hôpitaux).

Mais comme le montre l’exemple de la Suède comparé à la France, c’est plutôt le confinement qui a provoqué le pic rouge… et c’est le non-confinement suédois qui a permis d’étaler le pic dans le temps !

(Et au total, sur un an et demi d’épidémie, la France a eu plus de morts Covid par habitant que la Suède : 1 800 contre 1 500 pour un million d’habitants)

Donc, même à court terme, le confinement est une erreur, pour contenir l’épidémie.

Mais à long terme, les confinements répétés font peut-être pire : ils prolongent inutilement l’épidémie et le calvaire des restrictions, en ralentissant la marche vers l’immunité collective.

Les confinements RETARDENT la fin de l’épidémie, causée uniquement par l’immunité collective NATURELLE

Regardez ce qui se passe à Singapour, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Quand on ferme totalement ses frontières (pour ça, mieux vaut être une île !) et que l’on confine drastiquement, il est exact qu’on peut retarder l’épidémie pendant longtemps.

Mais à quoi cela sert-il réellement ?

En réalité, on ne fait que retarder l’échéance (même avec le vaccin).

Voici ce qui se passe en ce moment à Singapour, un des pays les plus vaccinés de la planète :

On l’a vu aussi en Israël, à Gibraltar ou en Australie : la vaccination n’empêche pas les pics épidémiques…

…qui ne s’arrêtent que lorsque la majorité de la population a été infectée.

C’est ce que disent les gens honnêtes et sérieux depuis le début : ce nouveau coronavirus a vocation à devenir endémique.

Il est appelé à rejoindre les autres coronavirus de l’hiver, qui produisent un gros rhume pour la plupart des gens – mais qui peuvent aussi accélérer le décès des personnes plus vulnérables, comme les autres coronavirus ou la grippe.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec le virus de la grippe espagnole : après avoir causé de gros dégâts, il n’a pas disparu : il est devenu largement « bénin », comme les autres virus de la grippe.

Il faut le dire et le répéter : contrairement aux fantasmes hygiénistes, il n’y a jamais eu le moindre espoir d’éradiquer la Covid, car les coronavirus mutent beaucoup trop facilement.

La seule issue, pour que l’épidémie s’arrête, est que le virus devienne endémique – et pour cela, il faut que la majorité de la population soit infectée.

Car l’infection naturelle est la seule qui procure une immunité solide et durable, y compris contre les variants.

Quand on a compris ça, on comprend pourquoi les confinements ne font que retarder l’échéance… et prolonger le calvaire des privations de liberté et des dégâts économiques et sociaux !

Regardez ce qui se passe en Australie depuis 2 mois, malgré des confinements drastiques à répétition (et 70 % de la population vaccinée) :

Toutes ces privations pour rien, ou presque !

À l’inverse, savez-vous comment on vit en Suède, en ce moment ?

Eh bien en Suède, pays moins vacciné que la France on vit :

  • Sans masque
  • Sans pass sanitaire
  • Bref, sans restrictions !

Allez en Suède et vous verrez : on dirait que l’épidémie n’existe plus, là-bas !

C’est l’avantage de ne pas avoir confiné : l’épidémie, là-bas, est finie plus tôt !

Bien sûr, il y aura toujours des morts de la Covid-19… comme il y a toujours des morts de la grippe et des autres coronavirus bien connus.

Mais maintenant la majeure partie de la population a été immunisée naturellement, par l’infection, le nombre de morts et de formes graves devrait rester faible.

La Suède est la preuve que les confinements n’ont servi à rien, et ont même plutôt AGGRAVÉ l’épidémie que protégé les citoyens.

Et n’oubliez pas que les confinements ont aussi rendu les populations plus vulnérables aux infections en général, et au Covid en particulier.

Ainsi, une étude du système de santé publique britannique (NHS) a conclu que la prise de poids causée par les confinements augmente le risque de faire un diabète[7]

…ce qui est dramatique quand on sait que le diabète est un des principaux facteurs de risque de faire une forme grave de la Covid-19 !

Globalement, il est avéré que les confinements ont poussé une partie de la population à :

  • Prendre des kilos en trop ;
  • Moins faire de sport[8];
  • Et même, pour certains, plonger dans l’anxiété et la dépression[9]

Résultat : beaucoup de gens étaient en moins bonne santé après les confinements, et plus à risque de faire une forme grave en cas d’infection !

Et bien sûr, je n’ai parlé ici que de l’effet du confinement sur l’épidémie… et pas de tous les autres dégâts économiques, psychologiques, et sociaux qu’ils ont causés.

Il est certain que les confinements resteront dans l’histoire comme une des pires réponses possibles à une crise sanitaire.

Encore une fois, le tout premier confinement était excusable et compréhensible, à la rigueur

…mais reconfiner à l’automne-hiver 2020-2021 était catastrophique.

Errare humanum est, perseverare diabolicum !

(l’erreur est humaine, persévérer est diabolique).

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51 commentaires

DEBRAY Véronique 3 novembre 2021 - 8h51

Bonjour,
Très bonne analyse, mais travaillant dans un ESAT en blanchisserie , difficile de faire du télétravail et de supporter le masque toute la journée !

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mininge 3 novembre 2021 - 9h02

Bonjour, c est tellement plus simple de critiquer une fois la chose passée, mais qu auriez vous fait au même moment ? Les y a qu à faut qu on c est pénible. Vous devriez revenir à vos premières lettres où les conseils de prévention étaient des plus utiles. Les avis après la guerre sont trop tard.
Bonne journée

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norbert roussel 3 novembre 2021 - 14h44

Cher monsieur , que faire ? Envoyez les gens à leur docteur , avec la recommandation des remedes qui soignent . Au lieu de leur interdire , afin de propager l épidémie et sa gravité.
Les pays , sous développés, qui l onr fait 9nt d 8nfiniment meilleurs résultats que nous . Inde , Afrique, Palestine à comparer à Israël juste à côté…

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DAFFY ALAIN 3 novembre 2021 - 9h16

Super étude;

Merci

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Maillot 3 novembre 2021 - 9h18

si notre monde va mal c’est parce qu’il est dirigée par des ….. Du cul .

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Sicilia 3 novembre 2021 - 9h24

Bonjour,
Encore une fois une publication bien documentée sauf ce passage :
Mais comme le montre l’exemple de la Suède comparé à la France, c’est plutôt le confinement qui a provoqué le pic rouge… et c’est le non-confinement suédois qui a permis d’étaler le pic dans le temps !

(Et au total, sur un an et demi d’épidémie, la France a eu plus de morts Covid par habitant que la Suède : 1 800 contre 1 500 pour mille habitants)

Donc, même à court terme, le confinement est une erreur, pour contenir l’épidémie.

êtes vous sur de vos chiffres ? 1800 et 1500 sur 1000 ???
bonne journée et merci encore de vos informations libres
Hélène

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Xavier Bazin 3 novembre 2021 - 9h54

J’ai corrigé, merci !

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Mohamed Elbahi 3 novembre 2021 - 9h42

Merci à vous pour toutes ces informations donc on se doutait qu’elle était avéré mais tant que le système dictatorial de se gouvernement n’auront pas changé cela

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Mohamed Elbahi 3 novembre 2021 - 9h43

Cela restera identique

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Lionel Gehin 3 novembre 2021 - 10h20

‘Vous le dites très bien, une société hyper hygiéniste crée de plus en plus de personnes fragiles, susceptibles de tomber malades au premier courant d’air. Quant à la décrue après les pics épidémiques, pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que ceux qui se sont infectés dans ces conditions ne le seront plus majoritairement, c’est un peu l’effet moisson -dont on parle très peu- qui a causé tant de victimes au début de l’épidémie, sans oublier toutefois le decret Rivotril de mars. 2020 et l’interdiction faite aux personnels de santé de prescrire et donc de soigner.

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Beatrice Caous 3 novembre 2021 - 10h34

Bravo 👏👏pour cette lettre remarquable de bon sens, nous souhaitons tous revenir comme la Suède qu’ils arrêtent leur cinéma leur mascarade ; nous sommes fatigués de cette politique sanitaire et sommes en droit de nous poser tous des questions ?? Pourquoi. ?? Ou sont les conflits d’intérêts ??

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norbert roussel 3 novembre 2021 - 14h58

Partout

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Chris 3 novembre 2021 - 9h50

Petite erreur dans le texte : ce n’est surement pas 1500 et 1800 morts pour 1000 habitants, mais pour 1 millions au moins ( ce qui parait encore beaucoup, puisque le taux etait plutot -et seulement- de 0,04% de morts)

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Xavier Bazin 3 novembre 2021 - 9h54

J’ai corrigé, merci !

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Michel madeleine 3 novembre 2021 - 10h24

Diabolique, c’est le mot qui convient.
Les erreurs reviendront encore plus énormes malgré le constat qui est fait, parce l’intention de nuire est bien là!
On commence a le voir et à le dire.

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norbert roussel 3 novembre 2021 - 14h57

Madeleine, +++, vous avez parfaitement raison .

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Terrasse 3 novembre 2021 - 10h40

Bonjour Monsieur Bazin,

Depuis le début je suis avec grand intérêt vos lettres et commentaires.
J’ai là l’opportunité de vous remercier car vous apportez un éclairage à la fois argumenté et sans, semble-t-il, langue de bois. J’ai suivi vos recommandations, appris à mieux connaitre les médecins et scientifiques hors moule (;)) et compris combien l’importance de l’information clairee et argumentée pouvait permettre d’éviter à son petit niveau de plonger dans le mimétisme social.
Toujours pas vacciné sans être anti quoi que ce soi à travers vos commentaires et vos informations, et au travers de mes propres observations j’attends l’évolution des à priori de nos gouvernements occidentaux.

Une nouvelle fois merci et « BON VENT », surtout continuez et ne changez rien.
Bon courage à vous et votre équipe …. et prenez soin de vous … 😉

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marie therese 3 novembre 2021 - 22h06

vous avez raison ,certains se croient protégés ;on a plus besoin de faire attention mais en attendant ils propagent le virus à tous .Il serait temps que notre gouvernement demande aux personnes vaccinées de faire les gestes barrières ,de mettre leur masque lorsqu’ils sont en contactes avec les autres personnes vaccinées ou pas ;qu’ils comprennent qu’on doit mettre le masque sur le nez ;pas en dessous lorsqu’on rentre dans un magasin

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DRIOT Marie Hélène 3 novembre 2021 - 10h50

bonjour
ok pour les erreurs du confinement, mais maintenant bcp de gens vaccinés pensent qu’il n’ont plus besoin de faire de tests puisqu’ils sont vaccinés…donc les vaccinés malades du covid vont propager joyeusement..!!
bonne journée
Marie-Hélène DRIOT

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