Les leçons du grand Linus Pauling sur la vitamine C et les infections (ne croyez pas les grands médias)

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Cher(e) ami(e) de la Santé,

Malheur à ceux qui croient encore ce que disent les médias de « grand chemin » !

Les grands médias dénigrent presque toujours les vitamines, minéraux et autres remèdes naturels.

Tenez-vous bien : ils vont jusqu’à nier l’effet de la vitamine C contre les infections !

Ici, Jimmy Mohamed, le « médecin médiatique », dans ses œuvres :

« La vitamine C contre le rhume, ça ne sert strictement à rien », ose dire Jimmy Mohamed.

Bon, comment dire.

Cher Jimmy, je voudrais vous présenter un Prix Nobel.

C’est même un double Prix Nobel, de chimie et de la paix.

Son nom est Linus Pauling, et il a quelque chose à vous dire.

Quand Linus Pauling avale 3 grammes par jour…

Nous sommes en 1967.

À ce moment-là, Linus Pauling est au sommet de sa carrière et de son prestige.

C’est alors qu’il reçoit une publication scientifique sur la vitamine C qui attire son attention1.

L’auteur de l’article, un biochimiste nommé Irwin Stone, lui promet des années supplémentaires de vie en bonne santé s’il avale suffisamment de vitamine C tous les jours.

Intrigués par son raisonnement, Linus Pauling et son épouse commencent à prendre trois grammes par jour d’acide ascorbique (soit 3 000 mg de vitamine C).

Après deux ans, ils se rendent compte qu’ils ont beaucoup moins souffert de rhumes qu’auparavant2. C’est un changement spectaculaire pour Linus Pauling, car cela faisait des années qu’il luttait péniblement contre des rhumes sévères et répétés.

En bon scientifique, toutefois, Linus Pauling sait bien que son cas n’est pas une « preuve ».

Alors il se plonge dans la littérature scientifique sur la vitamine C et les infections.

En 1970, il rassemble toutes ses recherches dans un livre célèbre, La Vitamine C et le rhume.

Il y relate notamment cette découverte étonnante – que vous savez certainement déjà, ami lecteur : l’homme est un des seuls mammifères à ne pas savoir fabriquer lui-même sa vitamine C.

Et la plupart des mammifères en produisent… beaucoup : l’équivalent de 2 000 à 18 000 mg de vitamine C par jour… alors que les apports recommandés à nous, pauvres humains, sont de 100 mg par jour.

Quant à nos cousins primates, qui, comme nous, ne savent pas fabriquer de vitamine C ils se rattrapent dans leur alimentation.

Un gorille en liberté avale l’équivalent de 4 500 mg de vitamine C par jour (rapporté à un homme de 70 kg)3. Soit presque cinquante fois plus que les apports journaliers recommandés pour les humains.

Ce qui a convaincu Linus Pauling

Sur les infections hivernales, Linus Pauling a épluché les études existantes.

Il a découvert que le plus ancien essai clinique sur l’impact de la vitamine C date de 1942. Des étudiants de l’université du Minnesota ont reçu chaque jour une dose modeste de vitamine C (200 mg) pendant toute la saison hivernale.

Résultat : par rapport au groupe placebo, ils ont eu moins de rhumes, et leurs rhumes ont été moins sévères4.

Mais l’étude qui va l’impressionner le plus est une étude suisse très rigoureuse sur le plan scientifique.

Elle portait sur près de 300 écoliers âgés de 12 ans partis faire un camp de ski alpin pendant une semaine. La moitié a reçu un gramme de vitamine C par jour, l’autre moitié a reçu un placebo.

À la fin de la semaine, les écoliers qui avaient reçu la vitamine étaient presque deux fois moins nombreux à être tombés malades. Et leurs syndromes grippaux étaient moins sévères et plus courts5.

Impossible, avec ces résultats, de prétendre que la vitamine C n’a pas d’effet anti-infectieux6.

Une flopée d’études surgit grâce à Linus Pauling… puis plus rien

Étant donné la notoriété et la crédibilité scientifique de Linus Pauling, son livre sur la vitamine C va déclencher une frénésie d’essais cliniques dans les années 1970.

Je ne vous les décris pas tous en détail, mais je vous donne quand même quelques résultats – pour vous, et surtout pour Jimmy Mohamed.

Le tout premier essai clinique a été mené sur plus de 800 Canadiens. La moitié d’entre eux a pris un gramme de vitamine C tous les jours pendant l’hiver7, avec l’instruction d’augmenter la dose à quatre grammes en cas de maladie.

Les chercheurs ont trouvé un résultat hautement significatif statistiquement : le nombre total de jours de « confinement forcé », à la maison, pour cause de maladies hivernales, était de 30 % inférieur chez ceux qui ont pris la vitamine C.

Cela veut dire qu’avec la vitamine C, ils ont passé 2 jours au lit, plutôt que 3… ou 4 jours au lit, plutôt que 6. Ce n’est pas rien.

Certes, la vitamine C en prévention n’est pas « miraculeuse ». Elle ne fait que « diminuer les risques », mais c’est déjà très bien.

Un autre essai clinique géant, sur plus de 2 300 adultes canadiens a confirmé l’intérêt de prendre quatre grammes – et plus encore huit grammes – dès les premiers symptômes8 (les résultats sont encore meilleurs avec les « mégadoses » dont je vous ai déjà parlé).

Au total, toutes les études réalisées allaient dans le même sens9.

La vitamine C réduit bien la gravité et la durée des infections.

Cerise sur le gâteau : elle peut vous éviter de finir en pneumonie.

Pneumonies : l’étude qui confirme l’efficacité de la vitamine C

La preuve avec cet essai clinique réalisé dans les années 1990, dans un hôpital du nord de l’Angleterre.

Des personnes âgées étaient hospitalisées pour une infection respiratoire sévère (bronchite aiguë ou broncho-pneumonie).

La moitié d’entre eux a reçu 200 mg par jour de vitamine C au cours de leur séjour, l’autre moitié un placebo10.

C’est une dose très faible ! Et pourtant, les résultats sont là.

Au total, six de ces patients hospitalisés sont morts : cinq dans le groupe placebo… et un seul dans le groupe qui a reçu la vitamine C. Et parmi les survivants, les patients du groupe vitamine C ont guéri plus rapidement que ceux du groupe placebo11.

Sur la pneumonie, on a aussi un autre essai clinique probant, vieux de 45 ans.

700 soldats américains avaient été divisés en deux groupes : l’un avait avalé 2 grammes de vitamine C tous les jours, en prévention, l’autre avait avalé un placebo.

Résultat : 7 cas de pneumonie dans le groupe placebo… contre un seul dans le groupe vitamine C !

Un résultat spectaculaire et hautement significatif statistiquement.

Et pourtant, malgré toutes ces preuves, les autorités continuent de regarder ailleurs.

Et les médias de « grand chemin » continuent leur désinformation, avec des pseudo « docteurs » comme Jimmy Mohamed.

Tant pis, l’important est de le savoir et de s’informer aux bonnes sources !

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources

[1] Il s’agissait de « Hypoascorbemia, a Genetic Disease » d’Irwin Stone.

[2] https://digirepo.nlm.nih.gov/ext/document/101584639X161/PDF/101584639X161.pdf.

[3] Quant aux singes de laboratoire, ils doivent avaler entre 1 750 à 3 500 mg de vitamine C par jour pour rester en bonne santé, selon les recommandations officielles. Références dans Linus Pauling, How to live longer and Feel better, chap. 8.

[4] 15 % de rhumes en moins et 30 % de jours d’absence en moins, https://www.mv.helsinki.fi/home/hemila/CC/Cowan_1942_ch.pdf.

[5] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13741912/.

[6] Cette étude n’est toutefois pas vraiment extrapolable à l’adulte. On observera par la suite que la vitamine C a souvent plus d’impacts chez les enfants – peut-être parce que les doses qu’ils avalent sont plus élevées par rapport à leur poids. Et surtout, la vitamine C est particulièrement efficace pour éviter des infections chez ceux qui pratiquent une activité sportive soutenue, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8858411/.

[7] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/instance/1940935/pdf/canmedaj01652-0033.pdf.

[8] Les résultats ont globalement confirmé les premiers, tout en apportant deux nouveaux éléments. D’abord, il n’y avait pas vraiment de différence selon le dosage préventif : on avait à peu près les mêmes résultats avec 250 mg, 1 g et 2 g par jour. Il ne faut toutefois pas en attendre des miracles : un tout petit peu moins de rhumes, et des rhumes un peu moins graves, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/instance/1947567/pdf/canmedaj01585-0029.pdf.

[9] Les méta-analyses réalisées sur le sujet l’ont d’ailleurs confirmé, notamment par la prestigieuse revue Cochrane. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8078152/, https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10712193/. Et pourtant, avec une infinie mauvaise foi, l’establishment médical va enterrer ces résultats plus que prometteurs. J’invite ceux qui ont le cœur bien accroché à lire les manipulations scientifiques qui ont eu lieu, autour de l’année 1975, pour faire croire que la vitamine C « ne marche pas. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5409678/.

[10] Les résultats rapportés sont très révélateurs. À leur arrivée à l’hôpital, toutes ces personnes âgées avaient des taux de vitamine C très bas. Une fois hospitalisées, les personnes qui n’ont pas reçu de vitamine C ont vu leur taux de vitamine C dans le sang se dégrader encore un peu plus les deux premières semaines. Dans le groupe vitamine C, au contraire, malgré la faible dose donnée (200 mg), les taux sanguins et cellulaires de vitamine C se sont nettement améliorés.

[11] Moins de toux et de difficulté à respirer notamment, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7814237/.

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Sources

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